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RTL

anciennement : Radio Luxembourg

Histoire de la radio

En 1925, François Anen, commerçant en matériel radio à Luxembourg, installe un petit poste émetteur dans son grenier et crée l'association Radio Luxembourg.

Le 11 mai 1929, François Anen s'associe à deux français (Jean Le Duc, ingénieur à la Compagnie des compteurs, et Henry Etienne, éditeur) pour déposer les statuts de la Société luxembourgeoise d'études radiophoniques (SLER). Cette création est le fruit d'une manœuvre du Gouvernement français via des entreprises françaises pour s'implanter sur le terrain de la radiodiffusion luxembourgeoise. La France a la double volonté de préserver les intérêts français dans le domaine face à l'Allemagne et d'être un acteur actif de ce secteur en expansion. Mais le Gouvernement luxembourgeois prend mal les manœuvres des autorités françaises et doit faire aux sollicitations de diverses autres entreprises. Il décide alors de légiférer et met en place une commission.

En mars 1930, la commission retient finalement la SLER. La convention sera officiellement signée le 29 septembre 1931.

Le 8 juin 1931, désormais encadrée par une législation innovante pour l'époque, la SLER se transforme en Compagnie luxembourgeoise de radiodiffusion (CLR). Nouvelle composition du capital, nouveau conseil d'administration. Parmi les actionnaires, outre des particuliers, se trouve la Compagnie générale de télégraphie sans fil, l'agence Havas, la Banque de Paris et des Pays-Bas, le Banque industrielle belge, la Banque parisienne pour l'industrie, la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d'usines à gaz… La souscription ouverte auprès du peule luxembourgeois fût un échec. Seuls quelques notables achetèrent des parts pour tenter de contrebalancer le poids des français et la présence belge. A défaut d'une forte présence financière dans le capitale de la CLR, le Gouvernement luxembourgeois disposait d'autres leviers pour contrôler la future Radio Luxembourg : une durée de vie de la société limitée à 30 ans, la présidence du conseil d'administration acquise à un luxembourgeois, des comités de contrôle pour les aspects techniques et éditoriaux, un impôt de 30% sur les bénéfices et la maîtrise de l'émetteur de Jungkinster.

Le 19 novembre 1932, la CLR installe son siège à la Villa Louvigny dans le parc municipal de Luxembourg en tant que locataire.

Le 15 mars 1933, Radio Luxembourg expérimental 1191 débute ses programmes. Son rayon d'audition est de 2 000 kilomètres soit un bassin de 380 millions d'habitants dont 16 millions d'auditeurs potentiels (personnes équipées d'un poste de radio). Malgré l'absence de communication au tour du lancement de la station et de ses programmes "expérimentaux", la station connait un succès d'estime avec une bonne qualité d'écoute et des programmes originaux. Elle émet régulièrement de 19h00 à 23h00 avec des concerts, des causeries et des informations en trois langues (français, allemand et flamand).

La longueur d'ondes choisie par Radio Luxembourg - sans concertation mais avec la complicité des gouvernements luxembourgeois et français - permet à la radio d'être bien reçue dans toute l'Europe occidentale et centrale brouillant même parfois la concurrence. Le Grand-Duché modifie la longueur d'ondes de la radio mais sans tenir compte de la décision de l'Union internationale de radiodiffusion. Toute en respectant "les règles de courtoisie internationale", le Grand-Duché argumente qu'il était souverain puisque non lié par des accords internationaux ou bilatéraux en la matière. Elle ne donne donc pas suite à la proposition de l'Union internationale de radiodiffusion (UIR) de se repositionner sur la longueur d'ondes de 213 mètres.

Le 15 juillet 1933, Radio Luxembourg passe à 8 heures de programmes quotidiens avec une première plage à la mi-journée et une seconde de la fin d'après-midi à 23h00.

Fin 1933, pour contrer la concurrence, la station propose en plus une matinale de 30 minutes et diffuse en continue le dimanche alors que la BBC est muette. Radio Luxembourg affiche une ambition résolument européenne dans ses programmes. Le fait pour la station de parler plusieurs langues (ajoutons l'anglais et l'allemand aux langues initiales) lui permet de trouver des annonceurs publicitaires dans différents pays.

Au cours de sa première année d'existence, Radio Luxembourg cultive sans faille son impartialité en matière d'information malgré les attaques des services de propagande nazie.

Dès sa création, si Radio Luxembourg est installée et émet depuis la Villa, nombre de programmes sont produits à Paris et acheminés par train jusqu'au Luxembourg ou bien écrit à Paris et lus par des speakers depuis le Grand-Duché.

La nuit du 14 janvier 1934, Radio Luxembourg profite du repositionnement des radios européennes sur de nouvelles longueurs d'ondes suite aux accords de Lucerne pour s'installer sur 1 304 mètres. Le plan de Prague prévoyait d'installer Radio Luxembourg sur 223 mètres. Mais en conservant sa longueur d'ondes au-delà des 1 000 mètres la station reste audible sur une large zone géographique.

En juillet 1934, la radio couvre le Tour de France en direct pour la première fois. Elle récupère aussi les émissions religieuses qu'un décret français ne permet plus de diffuser sur Radio Paris depuis janvier.

En 1936, le secrétariat et le petit studio parisiens de Radio Luxembourg quittent le 24, rue de Ponthieu pour le 22, rue Bayard. La radio s'installe dans une ancienne maison de rendez-vous, le Panier fleuri, avec la régie publicitaire Information et Publicité et avec les studios Foniric qui produisent des programmes publicitaires. L'implantation parisienne attira à Radio Luxembourg les talents radiophoniques et les artistes de l'époque assurant ainsi un succès commercial à la station.

En 1936, la CLR achète la Villa Louvigny. Les travaux de transformation en véritables studios de radio dureront jusqu'en 1939.

Le 15 novembre 1937, Radio Luxembourg est la première radio à émettre toute la journée sans interruption en France.

En 1939, Radio Luxembourg émet 16 heures par jour avec une régularité dans ses heures d'émission et dans sa grille des programmes propres à fidéliser les auditeurs.

Le 1er septembre 1939, l'Allemagne nazie envahit la Pologne entraînant 2 jours plus tard l'entrée en guerre de la France et de la Grande-Bretagne. Adolphe Hitler justifie l'invasion comme une riposte à l'attaque d'un petite radio de Haute-Silésie par des hommes en uniforme polonais (une manipulation en fait). Dès lors le Gouvernement luxembourgeois fait jouer la clause de "cas de force majeure" de l'article 7 du cahier des charges de Radio Luxembourg pour mettre au silence la station dans une logique de neutralité. A 15h45, dans un message diffusé en français, allemand et luxembourgeois, Radio Luxembourg annonce l'arrêt de ses émissions régulières. Cet arrêt intervient alors que tous les indicateurs sont au vert pour la radio tant en terme d'audience que d'équilibre financier.

Du 1er au 21 septembre 1939, Radio Luxembourg se contente de diffuser deux fois par jour des communiqués officiels du Gouvernement Grand-ducal.

Le 21 septembre 1939, après que la longueur d'ondes de Radio Luxembourg eut été utilisée par des radios étrangères, le Grand-Duché décide d'arrêter toute émission afin d'éviter un faux pas qui pourrait servir de prétexte au Troisième Reich alors que l'état luxembourgeois souhaite maintenir sa neutralité.

En octobre 1939, il est décidé qu'une partie du matériel de Radio Luxembourg doit être mis à l'abri en France pour éviter son utilisation éventuelle par l'Allemagne. L'ensemble du matériel ne pourra pas être exfiltré.

Fin mai 1940, alors que le Luxembourg est occupée par l'Allemagne depuis deux semaines, Radio Paris II émet depuis les Essarts-le-Roi (Yvelines) sur la longueur d'ondes de Radio Luxembourg et avec une partie du matériel de la station exfiltré en France dès octobre 1939.

A partir de l'été 1940, l'émetteur de Jungkinster (occupé depuis le 10 mai 1940) relaye les programmes de la Reichsrundfunk, la radio nationale-socialiste du Troisième Reich.

Le 22 mai 1944, le Gouvernement luxembourgeois en exil à Londres met à disposition des forces alliées son émetteur dans le cadre de l'opération Overlord.

Le 2 octobre 1944, le Radio Luxembourg detachment, rattaché à la division de la guerre psychologique, débute ses programmes depuis l'émetteur de Jungkinster avec une équipe composée de militaires et de civils de différentes nationalités. La radio devint alors une véritable arme de guerre.

Dès le début de l'année 1945, la longueur d'ondes de Radio Luxembourg devint un outil d'action psychologique tournée vers la promotion de la paix. D'ailleurs, son slogan est "peace now" ("la paix maintenant").

Mi-avril 1945, une réflexion débute quant à l'avenir de l'émetteur de Jungkinster qui fut très vite considéré comme un élément clé dans les zones contrôlées par les armées américaines et britanniques. Pour les Alliés, elle doit informer les allemands sur la réalité de la guerre et informer les populations déplacées dans leur langue maternelle.

En juillet 1945, les ondes de Radio Luxembourg sont mises à la disposition du commandement allié en Allemagne avec un programme d'informations et de musiques pour les troupes. Il fût un temps envisagé que l'émetteur relaie le programme de Voice of America en Allemagne ou devienne la voix d'une organisation internationale pour la paix. Pendant cette période suivant la fin de la guerre, les ondes luxembourgeoises relaie de nombreuses informations de la Croix-Rouge comme le nom des survivants des camps de concentration. Parallèlement, les studios de Radio Luxembourg servaient aussi à relayer les programmes de JAQY, l'une des radios au service des armées alliées en Europe et émettant depuis Londres.

En octobre 1945, l'URSS pose la question de la disproportion entre la puissance de l'émetteur de Jungkinster et la superficie du Grand-Duché. Les Etats-Unis justifient alors la situation de par le rôle militaire de la station en Europe.

Le 11 novembre 1945, les Etats-Unis abandonnent Radio Luxembourg après avoir envisagé de conforter sa présence en Europe avec des programmes dans différentes langues financées par les états partenaires. La présence des Etats-Unis dans Radio Luxembourg pouvait apparaître comme venant en doublon des émetteurs américains en Allemagne et des programmes de Voice of America.

Le 12 novembre 1945 à 8h00, soit le lendemain de la remise des "clés" de la station à la CLR par l'ambassadeur des Etats-Unis, Radio Luxembourg repris ses programmes. La station devient alors la seule station privée d'ambition européenne à avoir survécu à la Seconde guerre mondiale. La reprise fût difficile du point de vue technique : les américains repartis avec leur matériel, les équipes de Radio Luxembourg doivent travailler dans des conditions précaires. Dans leur fuite, les allemands ont laissé peu de matériel ou bien on laissé du matériel dégradé. De plus, les archives et la grande majorité de la discothèque sont perdues. Dans les premiers temps, la station n'est pas en mesure de proposer plus de 40 heures de programmes par semaine ce qui la ramène à sa situation de 1933.

En coulisses, à l'initiative de la BBC, les britanniques proposent aux français de s'allier pour contrôler Radio Luxembourg. Les deux parties voient là la possibilité de diffuser sur leurs territoires un programme sans publicité et une manière de protéger leur monopole d'Etat sur les ondes. Mais le Général de Gaulle ne souhaite pas partager avec une puissance étrangère un émetteur majoritairement français. Par ailleurs, le Gouvernement luxembourgeois, s'en tenant au droit en vigueur, renvoyait les demandes franco-britanniques vers la CLR. Sans compter que le pouvoir luxembourgeois n'imaginait pas confier son antenne nationale à deux pays étrangers. Le 15 aout 1946, la direction politique du ministère des Affaires étrangères du Grand-Duché annoncera ne plus vouloir envisager la location de son émetteur à des puissances étrangères.

Au printemps 1946, Radio Luxembourg est en mesure d'émettre 80 heures par semaine avec un programme composé de quatre cinquièmes de musique et d'un cinquième d'information. Les émissions sont diffusées en allemand, anglais et français. La station propose chaque matin une émission spécialement destinée à l'Allemagne et une émission au service de l'ONU (Organisation des Nations Unies) sur l'amitié internationale qui rencontre un grand succès. Et tandis que la publicité se matérialise sous forme d'émissions parrainées, la messe des malades, le théâtre et les concerts de l'orchestre symphonique font leur retour. En France, la station apparaît comme une alternative distrayante aux radios nationales très culturelles et érudites.

En 1947, non seulement la station a l'équipement nécessaire et opérationnel à son fonctionnement mais elle s'est en outre équipée de nouveaux micros, de nouveaux tourne-disques et de magnétophones, une nouveauté, qui améliorent la qualité des enregistrements. La station achète même un magnétophone portatif pour ses reporters. la station augmente aussi sa puissance d'émission.

En 1948, l'extension de la Villa Louvigny débutée en 1939 est achevée. La même année, la station qui rêve d'une fréquence sur les ondes courtes obtient une fréquence en ondes moyennes avec l'appui du Grand-Duché.

En 1948, Radio Luxembourg met à l'antenne Jean Grandmougin qui à 13h00 et 19h00 commente l'actualité en direct de Paris dans des journaux à la limite de l'éditorial. Le reste des informations (actualités, météo, bourses, sports) est lu par des speakers en studio à Luxembourg recevant leurs textes de Paris via l'agence Havas.

Au début des années 1950, les programmes de Radio Luxembourg sont un grand succès commercial et populaire. Le développement du transistor qui rend la radio plus mobile et l'écoute plus individuelle porte Radio Luxembourg au zénith de son audience. Ce nouveau développement technologique va surtout profiter à Europe n° 1 qui nait en 1955 baignant la France depuis un émetteur situé en Allemagne.

Le 15 mars 1950, Radio Luxembourg débute la diffusion de programmes expérimentaux sur la fréquence 208 en ondes courtes.

A partir de janvier 1951, le programme en ondes courtes de Radio Luxembourg vise les ménagères néerlandaises et flamandes le matin, le public allemand l'après-midi (Rhénanie, Rhur, Cologne), les luxembourgeois à l'heure du dîner et les britanniques le soir. Les programmes britanniques s'appuyaient sur un bureau basé sur Hertford Street à Londres. Les programmes en ondes moyennes utilisaient les mêmes recettes que sur les ondes longues : divertir pour rassembler. L'audience de Radio Luxembourg est estimée à 12 millions d'européens. La station compte aussi de nombreux auditeurs en dehors des pays ciblés comme en Irlande ou en Scandinavie.

A l'été 1951, Radio Luxembourg mis sur pied un premier service d'actualité. Un voiture est alors achetée tandis des techniciens et des reporters sont embauchés à Paris.

En 1952, une nouvelle aile de Villa Louvigny est inaugurée. Sur 1 000 mètres carrés, cette nouvelle extension accueille deux studios dont un pouvant accueillir l'orchestre symphonique et 400 spectateurs. La discothèque compte désormais 30 000 disques.

Le 20 mai 1952, le conseil d'administration de la CLR approuve la signature d'un contrat de concession avec le gouvernement luxembourgeois pour exploiter ue chaîne de télévision. En mars 1954, la CLR deviendra la CLT (pour Compagnie luxembourgeoise de télédiffusion). Télé Luxembourg sera inaugurée le 23 janvier 1955 par la Grande-duchesse Charlotte pour un démarrage effectif le 18 mai suivant.

En 1953, la Grande-duchesse inaugure les studios de Radio Luxembourg.

En 1954, la station met en route ses nouvelles installations d'ondes longues.

A la fin des années 1950-début des années 1960, Radio Luxembourg veut devenir une référence en matière d'information. Elle opère alors des tentatives de rapprochement avec la presse écrite nationale et régionale française tandis qu'un embryon de rédaction voit le jour. La jeune rédaction fait alors face à des conditions de travail difficiles : la guerre d'Algérie qui est source de tensions entre la presse et le Gouvernement français, la concurrence d'Europe 1 avec ses journaux parlés et le développement de la télévision. La presse écrite offre la possibilité de travailler avec des journalistes aguerris. Mais très vite la rédaction se dota aussi de correspondants à travers toute la France mais aussi à l'étranger.

En décembre 1956, l'émetteur en ondes moyennes est délocalisé de Junglinster à Marnach ce qui assure une meilleurs réception du programmes en Scandinavie et en Angleterre.

En juillet 1957, Radio Luxembourg lance un nouveau programme en allemand diffusé en ondes moyennes. Baptisée Radio Luxemburg, la radio est alors la seule station privée captable en allemand dans le nord et l'ouest de la RFA (Allemagne de l'Ouest).

Le 19 octobre 1959, Radio Luxembourg étoffe son programme en luxembourgeois et le transfert des ondes courtes vers la bande FM. Radio Lëtzebuerg est née. Elle sera rebaptisée RTL Radio plus tard.

En septembre 1964, le Premier ministre français cherche à augmenter la participation de l'Etat dans le capital de la CLT. Ce n'est pas la première fois que l'Etat français tente cette manœuvre mais cette fois-ci la volonté de la CSF de se retirer ouvre une porte. Toutefois, l'idée que la Sofirad (Société financière de radiodiffusion propriété de l'Etat déjà détentrice de 80% de Radio Monte-Carlo, de 97% de Radio Andorre et de 46% d'Europe 1) puisse détenir 12% de la CLT n'est pas du gout du gouvernement luxembourgeois qui y voit la possibilité d'influencer les autres actionnaires français. Beaucoup voient aussi dans cette manœuvre la volonté du Ministère de l'Information français de contrôler l'indépendance de la rédaction de Radio Luxembourg à quelques mois de l'élection présidentielle de décembre 1965. Au final, la Sofirad – donc le gouvernement français – renonça à son projet.

En 1964, Jean Prouvost, propriétaire de Télé 7 jours, Paris-Match ou Marie-Claire, rentre au conseil d'administration de la CLT et prend la destinée de Radio Luxembourg en main.

Le 1er septembre 1966, Jean Farran est nommé directeur de Radio Luxembourg. Il prendra ses fonctions le 19 septembre suivant. Il veut faire "du direct et de la radio qui se voit !". Il arrêtera "La famille Duraton" à l'antenne depuis 29 ans, le feuilleton "Sissi", "C'est parti mon Zappy" ou "Je vous salue Mesdames" sans se préoccuper des milliers de lettres de protestation des auditeurs.

   

Le 11 octobre 1966, Radio Luxembourg devient RTL (pour Radio Télé Luxembourg), un changement de nom qui marque un rajeunissement de l'antenne et doit reconquérir l'audience perdue. La nouvelle grille prend en compte la montée en puissance de la télévision et souhaite baser son succès par la présence derrière le micro d'animateurs et journalistes venant du petit écran. RTL veut aussi rendre service à ses auditeurs en plus de les divertir et de les informer. La station connaît alors une vraie révolution dont certains aspects inquiètent le conseil d'administration et les équipes de la radio. Mais Jean Farran tient son cap. Par la suite, la CLT déclinera la marque RTL en radio comme en télévision dans de nombreux pays.

En mai 1968, RTL et Europe 1 se font une concurrence féroce à l'occasion du mouvement social et politique qui secoue la France. Cette concurrence permet de donner aux français une large couverture des manifestations parisiennes ce qui n'est pas du gout du Gouvernement. Les deux stations sont alors surnommées "Radio Barricades" par le ministre de l'Intérieur qui les accuse de guider les manifestants pour échapper aux CRS. Cela ira jusqu'à l'interdiction des voitures émettrices des deux radios dans Paris du 23 au 29 mai 1968.

Le 12 octobre 1972, RTL inaugure l'émetteur de Beidweiler qui vient remplacer le vieil émetteur de Junglinster. Le programme 100% en français est diffusé sur les grandes ondes sur la fréquence 234 kilohertz. Il est audible sur les trois quarts de l'Hexagone français (jusqu'à une ligne imaginaire passant par Saint-Brieuc, Lorient, Bordeaux, Aurillac, Gap) mais aussi en Belgique, au Luxembourg, au Pays-Bas, au sud de l'Angleterre, en Suisse et dans une grande partie de l'Allemagne occidentale.

En 1972, RTL inaugure sa façade en lames métallique où se dessine la propagation d'une onde de radio, une œuvre de l'artiste Victor Vasarely.

En avril 1974, la CLT crée Audiofina, compagnie luxembourgeoise pour l'audiovisuel et la finance. La société détiendra 54,63 % du capital de la CLT.

Le 24 janvier 1985, suite à la fin du monopole d'Etat en France et à l'ouverture de la bande FM, RTL débute sa diffusion en FM en France.

En 1991, la CLT lance Bel RTL en Belgique et en Allemagne sur la FM. La station reprend certains programmes de RTL France. Dans le même temps, elle arrête son programme en ondes moyennes. Le groupe reste audible au Royaume-Uni via Atlantic 252, une radio lancée en septembre 1991 en ondes moyennes et diffusée depuis l'Irlande.

Le 11 juillet 1991, le parlement luxembourgeois met fin au monopole de la CLT dans le Grand-Duché.

En 1991, RTL diffuse sa dernière émission depuis le Luxembourg, une émission nocturne de Georges Lang. Désormais, toutes les émissions de RTL seront réalisées depuis le 22 rue Bayard à Paris.

En 1993, la CTL entre dans le capital du réseau Fun Radio. La radio rejoindra la rue Bayard en janvier 1999.

Le 18 janvier 1995, la CLT lance RTL1, très vite rebaptisée RTL2, sur les vestiges de Maxximum.

En 1996, l'orchestre symphonique de RTL devient l'Orchestre philharmonique du Luxembourg et passe sous la direction de l'état grand-ducal.

En janvier 1997, du fait du succès de la chaîne RTL+ en Allemagne, la CLT se rapproche de la société UFA, la filiale audiovisuelle du groupe allemand Bertelsmann. Le nouvel ensemble prendra le nom de CLT-UFA avec dans son portefeuille 19 chaines de télévision et 23 radios réparties dans dix pays. En France, le nouvel ensemble est propriétaire des radios RTL, RTL2 et Fun Radio.

En 1997, RTL lance son site Internet, rtl.fr.

En 2000, la CLT-UFA fusionne avec le groupe britannique Pearson. Le nouvel ensemble adopte le nom de RTL Group. Dans la foulée, RTL France devient une société à directoire et à conseil de surveillance.

En février 2001, Bertelsmann absorbe RTL Group et prend donc le contrôle de 100% des radios françaises du groupe.

En 2000, RTL connaît un vieillissement de son audience et tente de rajeunir (à nouveau) ses programmes en douceur afin de rester une radio multi générations. Les évictions de Philippe Bouvard ou Georges Lang à la mi-2000 sont un coup dur pour la station : cette opération très mal perçue de la base des auditeurs l'entraîne dans une vertigineuse chute d'audience coûtera sa place au directeur général.

Début 2001, la nouvelle direction fait finalement machine arrière sur les dossiers Bouvard et Lang mais continue d'adapter progressivement sa grille dans un double objectif de rajeunissement de l'auditoire et de réduction des coûts de fonctionnement. Ces difficultés ont coûté durant plusieurs mois à RTL sa place de leader historique de l'audience cumulée (NRJ prenant la tête). Elle reste cependant la championne de la part d'audience, ce qui signifie que son socle d'auditeurs reste fidèle et écoute longtemps la station dans une même journée... Ce qui n'est pas pour déplaire aux annonceurs !

En 2005, RTL est la première radio française à proposer presque l'ensemble de ses émissions en podcast.

Le 8 octobre 2007, RTL s'associe au quotidien sportif L'Equipe pour lancer RTL-L'Equipe, une webradio sport et information.

Le 1er octobre 2008, le CSA clôture la réception des candidatures pour la première vague de déploiement de la radio numérique en France. RTL Group présente les candidatures de RTL mais aussi de sa webradio sportive RTL-L'Equipe et le projet Radio 128.

Le 26 mai 2009, le CSA retient la radio pour une diffusion en numérique sur Marseille, Nice et Paris. Si sa webradio RTL-L'Equipe est aussi retenue sur les trois mêmes zones, Radio 128 n'est pas sélectionnée.

Le 31 mai 2012, RTL, comme toutes les autres radios membres du Bureau de la Radio, renonce non seulement aux fréquences RNT que le CSA lui a réservé sur Paris, Marseille et Nice mais aussi à postuler à tous les appels à candidatures à venir sur la RNT. Le Bureau de la Radio marque ainsi son désaccord sur le modèle économique actuel de la radio numérique française mais aussi les choix de normes techniques.

En 2017, RTL devrait quitter son siège historique de la rue Bayard pour des locaux plus modernes et plus pratiques à Neuilly-sur-Seine.

 
  Nota : dans mes recherches, je n'ai pas trouvé à quelle date Radio Luxembourg a basculé sur le 234 GO ni l'historique complet de ses changements de fréquences. Si vous avez des informations dans ce domaine, contactez-moi à administrateur @ peuleux.eu. Idem pour l'historique des logos.

Photos : Radio Luxembourg, RTL


Historique des logos

de 1966 à 1971 (version 1)

de 1966 à 1971 (version 2)

de 1971 à 1997

de 1997 à 2001

de 2001 à 2014

depuis 2014
   


Historique des slogans
    - de 1977 à 1979 : RTL, c'est vous
    - en 1980 : Jamais seul avec RTL
    - en 1992 : RTL, la vie en trois lettres
    - en 1996 : Essentiel, RTL
    - de 2001 à 2005 : RTL, vivre ensemble / RTL, vivrensemble
    - de 2006 à 2007 : RTL, c'est vous
    - en 2006 : RTL, première radio de France
    - de 2007 à 2008 : Le plus RTL
    - de 2008 à 2009 : RTL, c'est vous
    - de 2011 à 2012 : Qui vous connaît que RTL ?
    - de 2012 à 2014 : RTL, toujours avec vous
    - depuis 2014 : RTL bouge


Audiences
Prochainement....


Diffusion sur les ondes
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dernière mise à jour de la page : 20/02/2017