L'ARCOM
est l'Autorité de Régulation de la COMmunication audivisuelle et
numérique née de la fusion en 2022 du Conseil supérieur de
l'Audiovisuel (CSA) et de l'Hadopi (Haute Autorité pour la
diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet).
Autorité publique, elle garantie la liberté de communication et
le respect des des lois et régles régissant les secteurs
audiovisuel et numérique.
Historique :
Le CSA a
été créé par la loi du 17 janvier 1989 modifiant la loi du 30
septembre 1986. Il remplace alors la CNCL (Commission Nationale
de la Communication et des Libertés) créee en 1986 qui faisait
elle-même suite à la Haute autorité de la communication
audiovisuelle mise en place en 1982. Selon la loi, le CSA avait pour but de
veiller à la bonne application de la liberté de communication.
En septembre 2019, le Ministre d ela Culture Franck Riester
envisage de fusionner le CSA avec l'Autorité de régulation des
communications éléectroniques, des postes et de la distribution
de la presse 'Arcep). Mais finalement, c'est avec la Hadopi que
la fusion sera entérinnée pa lr loi du 25 octobre 2021 relative
à la régulation et à la protection de l'accès aux oeuvres
culturelles à l'ère numérique.
La Hadopi a été créée par le décret du 29 décembre 2009 faisant
suite à la loi du 12 juin 2009 "création et Internet". Cette
instance était investie de plusieurs missions relatives à la
protection sur Internet des intérêts des titulaires de droits
d'oeuvres protégées au titre de la propriété intellectuelle.
C'est notamment ses actions dans la lutte contre le piratage
d'oeuvres en ligne qui l'a rendu visible aux yeux du grand
public.
L'info en + : Début 2025, l'Arcom s'est installé dans un
immeuble de l'avenue Daumesnil du douzième arrondissement de
Paris avec 7500 m² de locaux sur quatre étages. Ce déménagement
a permis à l'autorité de quitter les bords de Seine dans le
quinzième arrondissement alors que la Tour Mirabeau où était
installé le CSA de longue date devait connaître de lourds
travaux de restructuration. Les nouveaux locaux ont été choisis
pour leur modernité et parce qu'ils répondaient aux critères
environnementaux et économiques de la politique immobilière de
l'Etat.
Rôles :
Concrètement, pour ce qui
concerne le monde de la radio, la haute autorité a plusieurs
rôles :
• contrôler le respect des lois par les éditeurs et
diffuseurs de programmes audiovisuels accessibles depuis le sol
français ou d'un satellite relevant de la France ;
• veiller à l'impartialité des radios publiques ;
• délivrer les autorisations de diffusion aux radios
;
• rendre des avis sur les projets de loi ayant trait à
l'audiovisuel ;
• attribuer les fréquences ;
• veiller au respect du pluralisme politique et à l'honnêteté de
l'information (les temps de paroles en politique par exemple)
• défendre la langue française ;
• organiser les campagnes électorales radiodiffusées officielles
;
• veiller au respect des quotas de chanson française par les
radios ;
• de veiller à la protection du jeune public ;
• de contribuer aux actions en faveur de la cohésion sociale
et à la lutte contre les discriminations dans le domaine de la
communication audiovisuelle ;
• de
veiller à ce que la programmation reflète la diversité de la
société française.
Depuis 2009, elle nomme les patrons
des sociétés d'audiovisuelles publiques dont le PDG de Radio
France.
Pour les médias, l'Arcom a donc
plusieurs
casquettes : conseil, organisation, surveillance et répression.
Ce dernier aspect lui faut régulièrement d'être appelé le
"gendarme de l'audiovisuel". Il n'est pas rare de lire que l'Arcom a mis en demeure ou sanctionné une radio suite à un dérapage
à l'antenne.
Au delà de la radio, l'Arcom chapote aussi le monde de la
télévision et des services de médias audiovisuels (SMAD) depuis
juin 2021 comme telles que les plateformes comme Netflix,
Disney+, Prime Vidéo, YouTube, Apple TV...
Composition :
Le collège de
l'Arcom est
composé de neuf membres nommés :
• trois désignés
par le Président du Sénat ;
• trois désignés
par le Président de l'Assemblée natinoale ;
• un par le
Conseil d'Etat ;
• un par la Cour
de Cassation ;
• un par le
Président de la République qui le nomera Président de l'Arcom.
Chaque conseiller est nommé pour
6 ans non renouvelables.
Les conseillers étant soumis à un
devoir de réserve, ils ne peuvent travailler ou avoir des
intérêts dans les médias le temps de leur mandat. Ils ne peuvent
pas non plus travailler dans les médias durant l'année suivant
la fin de leur mandat ce qui explique qu'ils touchent un salaire
durant 7 ans à compter de leur entrée en fonction. Ils ne
peuvent pas non plus exercer un mandat électif ou une activité
professionnelle autre (même en dehors de l'audiovisuel).
L'Arcom a conservé la structure de fonctionnement du CSA
avec notamment
seize
comités techniques de l'audiovisuel (CTA), héritiers des comités
territoriaux à travers la France
métropolitaine et ultramarine. Ils sont consultés par l'instance
centrale dans le cadre des appels à candidatures pour les
radios. Ils réalisent aussi des écoutes pour s’assurer du
respect des engagements souscrits en matière de programme,
notamment en ce qui concerne la réalité du programme local des
services ou les modalités de diffusion de la publicité locale ou
nationale.