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 ENTRETIEN AVEC... LAURENT ARGELIER / MFM RADIO | 09/02/2015

Passé du statut de chroniqueur people à celui de coanimateur de la matinale de MFM Radio, Laurent Argelier reste conscient de sa chance et du milieu dans lequel il évolue. Ami des stars amoureux de Lyon... Portrait d'un homme attachant…

Laurent Argelier se décrit comme curieux naturellement gentil, dépourvu de méchanceté (une conséquence de son éducation). Il reconnaît une tendance "à être un peu naïf et à aimer tout le monde mais tout en étant très lucide". Un homme qui prend des décisions professionnelles par rapport à des critères humains et qui n'oublie jamais la chance qu'il a d'être là ainsi que la fragilité de sa situation.

 

Un début de carrière médiatique très lyonnais

 

Laurent débute sa carrière radiophonique sur Radio Scoop (Lyon) en 2005 comme spécialiste médias, "un bébé Morandini". Très vite, il participe deux fois par semaine au "Pato show", une émission entre information et divertissement, avec un peu de trash. En parallèle, il débute sa carrière télévisuelle sur France 3 Rhône-Alpes-Auvergne avec l'émission "Déclic" qu'il coanime avec une fonction de sniper. Il y présente aussi une multitude de chroniques dans l'émission "C'est mieux le matin" avec un rôle multicartes : nouvelles tendances, mode, objets insolites. Il présente aussi un tremplin pop-rock et un Téléthon en local.

Il rejoint ensuite la radio Hit & Sport pour coanimer le "Grand buzz". C'est aussi le début des "Buzz people" qui sont rapidement repris par les sites people.

En 2010, Laurent Argelier fait un détour par NRJ12 pour co-présenter aux côtés de Clara Morgane une émission spéciale de "Tellement people" consacrée à Michael Vendetta, phénomène people de l'époque. "J'avais proposé l'idée et j'ai pu mener l'interview d'un bout à l'autre".

La même année, Christophe Mahé, PDG d'Espace Group, approche Laurent pour un rendez-vous quotidien sur Radio Espace. Dès lors, il intervient dans la libre-antenne de Philippe Jacquet, "une très belle aventure humaine et radiophonique". Mais Espace Group ayant racheté MFM et ayant déménagé la station à Lyon, Laurent Argelier arrive sur MFM Radio avec "Les buzz people".

 

La casquette est un concept de personnage radio

 

Physiquement, deux choses ressortent de la personnalité de Laurent Argelier : sa casquette et son âge indéfinissable.

Peuleux : c'est une question que tout le monde doit te poser, pourquoi la casquette ?

Laurent Argelier : La casquette, c'est pour éviter que le cerveau s'envole ! Non pas de calvitie non plus ou de cheveux blancs. C'est rentré dans un concept de personnage radio car je ne la porte pas en télévision. Au même titre que Madame de Fontenay a un chapeau, j'ai une casquette !

Peuleux : C'est étrange un concept visuel pour faire de la radio !?

Laurent Argelier : Oui si ce n'est qu'aujourd'hui il y a des images de la radio qui circulent. En allant plus loin, c'est peut-être un moyen d'être dans ma bulle lorsque je fais des interviewes, une sorte d'œillère pour regarder droit devant et pas sur les côtés comme les chevaux. Aujourd'hui, c'est difficile de sortir de ce concept.

Peuleux : Tu as combien de casquettes ?

Laurent Argelier : Plein mais après j'ai tendance à porter toujours les mêmes ! A l'époque des "Buzz people", j'étais sponsorisé par une marque qui avait la gentillesse de m'offrir des casquettes. Le côté marketing est devenu un concept.

Peuleux : Je n'arrive pas à te donner d'âge…

Laurent Argelier : Je ne donne jamais mon âge, c'est un mystère (sourire) ! Ce n'est pas par complexe ou pour faire plus jeune que mon âge. Je me dis juste que si je donne mon âge cela me fera perdre une partie de ma crédibilité pour certains…

 

Mais Laurent Argelier, c'est aussi une voix. Une de ces voix que vous reconnaissez immédiatement à la radio. Une véritable signature vocale comme des Laurent Cabrol, des Michel Drucker, des Georges Lang ou des Francis Zégut.

Laurent Argelier : Elle est naturelle, j'ai la chance de ne pas fumer et de ne pas boire. C'est ce que l'on appelle une empreinte vocale. J'ai cette chance que où que j'aille, quoi que je dise, on me reconnait !... si j'en crois ce que l'on me dit. C'est une chance d'avoir une voix reconnaissable en radio !

 

L'homme qui murmure à l'oreille des stars

 

Laurent Argelier s'est fait connaître par ses interviewes de personnalités. Avec le temps, la formule a évolué : "Les buzz people" étaient plus dans la confidence que l'actuel "Réveil des stars". Si à ses débuts, Laurent Argelier s'entretenait avec des personnes venant de tous les horizons (chansons, cinéma, télévision, politique, économie), le format musical de MFM Radio oriente ses choix plutôt vers les chanteurs français, les acteurs et les animateurs de télévision.

Peuleux : Quelle est ta recette ?

Laurent Argelier : Je pose des questions que d'autres n'osent pas poser. Or des questions qui paraissent futiles sont toujours utiles pour avoir l'information ou la confidence qui fera la différence.

 

Le choix des invités est guidé par l'actualité mais aussi par la notoriété des interviewés : "ce doit être des personnes très identifiées, qui parlent au plus grand nombre et tout de suite sans même avoir besoin de les voir physiquement pour les reconnaître. Maintenant je me limite à 2 ou 3 questions (même si j'en ai préparé beaucoup plus) pour essayer d'avoir le petit scoop ou la petite confidence". Si Laurent Argelier est libre dans le choix de ses invités, il reconnait que 3 fois sur 10, il répond positivement aux sollicitations des attachés de presse qui lui proposent leurs clients. Mais les personnes proposées doivent avoir une actualité intéressante pour les auditeurs de MFM Radio.

Peuleux : Tu dois avoir un carnet d'adresse impressionnant !?

Laurent Argelier : C'est mon fonds de commerce ! Où que j'aille, quoi que je fasse, il est à moi. Il faut ne pas perdre son téléphone, faire un double voir un triple et le mettre très régulièrement à jour surtout avec les numéros de portables. Je dois en avoir entre 375 et 400.

Peuleux : "Le réveil des stars" est-il toujours en direct ?

Laurent Argelier : 8 fois sur 10, c'est en direct. Ça peut arriver que nous enregistrions dans les conditions du direct mais faut éviter pour ne pas perdre cette sorte de magie. De toute façon, l'invité est toujours au courant que nous allons l'appeler, ce n'est pas une surprise. Toutefois, avec Patrick Bruel, nous avons eu un petit souci : il n'avait pas été mis au courant et il venait de se coucher. Ça reste un très bon souvenir car c'est quelqu'un que nous aimons beaucoup et avec qui nous nous entendons très bien.

Peuleux : As-tu déjà eu un répondeur ?

Laurent Argelier : Oui, une fois Gwendal Pesrat, le patineur. En fait ce qui serait amusant, c'est plutôt que quelqu'un le prenne très mal ! Mais aujourd'hui les stars savent que s'ils nous raccrochent au nez en direct, ça fera un buzz pas possible.

 

Et là, Laurent n'a pas tord car à l'époque, "Le buzz people" était très suivi et repris par les sites people. Aujourd'hui encore, ces sites continuent à suivre "Le réveil des stars" et à s'en faire régulièrement l'écho.

Peuleux : Tu as eu des invités biens endormis ou que tu réveilles vraiment ?

Laurent Argelier : Oui, Patrick Fiori. Mais le plus lunaire, c'était Yannick Noah ! C'était génial sans aucun doute ! Louisy Joseph était pas mal aussi. Des fois, il y en a qui oublient ou qui ont très peu dormi…

 

Chaque rencontre est une belle rencontre, chaque rencontre va avoir son importance

 

Peuleux : Quelle a été ta plus belle interview ?

Laurent Argelier : C'est une vraie très belle question et une vraie bonne question parce que c'est une question impossible ! Chaque rencontre est une belle rencontre, chaque rencontre va avoir son importance. Après, il y a des gens pour qui tu as une tendresse particulière comme Lorie, Amel Bent, Patrick Bruel, Pascal Obispo (qui est de plus en plus difficile à interviewer), Christophe Maé. Après, il y a les plus touchants dans les extrêmes : Mireille Mathieu qui est totalement flippée de faire une interview au point d'en devenir touchante, ou Michèle Torr qui a le trac de répondre à une interview en direct à la radio. C'est hallucinant compte tenu de leur statut. Dans la globalité, j'ai beaucoup de tendresse pour tous.

Peuleux : C'est vrai que lorsque tu dis à l'antenne que tu l'aimes à un invité, ça sent le naturel et la sincérité.

Laurent Argelier : Les gens que l'on n'aime pas, on ne les interviewe pas. Ou alors, tu joues le jeu parce qu'on te les a proposé. Les gens très promos c'est compliqué. Les comédiens sont très conditionnés à ne parler que de leur film. C'est très dur de leur faire parler d'autres choses.

Peuleux : Quelle a été ta pire interview ?

Laurent Argelier : L'actrice Mélanie Thierry sans aucun doute. Autant je garde un très bon souvenir de son copain le chanteur Raphaël qui est complètement lunaire et qui est dans un autre monde avec un côté adulescent que nous avons tous, que tous les artistes ont, autant je garde un très mauvais souvenir d'elle. Manque de simplicité et de respect. Quand tu es journaliste, tu ne lis pas tous les livres en entier (tu lis souvent en diagonale) mais tu regardes les films en entier et tu écoutes les albums en entier. Il faudrait donc que les artistes respectent les journalistes qui posent les questions dont ils ont envie. Au pire, Les artistes peuvent choisir de ne pas y répondre. Mais elle, elle a une attitude hautaine !

 

Du côté des politiques, Laurent Argelier a globalement eu des réponses positives de toutes les personnalités sollicitées. Il se rappelle ainsi avoir reçu François Hollande "quand il était candidat à la candidature ! J'en garde un bon souvenir, il était plein d'humour contrairement à son entourage déjà à l'époque. Les politiques jouaient bien le jeu". Il se souvient aussi que Michèle Alliot-Marie s'était bien livrée à son micro. Toutefois, la classe politique reste une catégorie compliquée à interviewer car beaucoup aimeraient avoir les questions avant "ce que je refuse".

Au final, Laurent Argelier a essuyé peu de refus. Il explique que certaines personnalités, comme Charles Aznavour, refusent les phoneurs (interviewes par téléphone) préférant les interviewes en face à face avec le journaliste. Ainsi Charles Aznavour a accepté l'invitation de Bernard Montiel.

Laurent Argelier rappelle que les artistes sont des produits qui veulent faire des interventions, le plus positif possible et le plus lisse possible… "Malheureusement pour nous". Les attachés de presse veillent donc à ce que les interviewes soient toujours très carrées, certains demandant parfois d'éviter les questions d'ordre privé. "Une fois ça passera, deux fois ça ne passera pas. Il faut donc jouer le jeu". La force de MFM Radio c'est qu'elle représente 1,5 millions hebdomadaires pour la matinale et 4,8 millions d'auditeurs par semaine au global, ce qui la rend importante dans un plan média de promotion d'un film, d'une série, d'un album… "Quand tu as quelque chose à vendre, même si MFM Radio est un petit club de Ligue, c'est un club de Ligue 1". Toutefois, Laurent explique être actuellement mis à l'index par TF1 qui ne lui envoie plus personne. En effet, lors d'une interview, Laurent Ournac lui a révélé son salaire pour la série "Camping paradis". "Je peux comprendre leur réaction mais ils reviendront dessus et j'ai des numéros de téléphone direct !" Laurent a déjà connu ce cas de figure avec M6 qui n'appréciait pas que chaque interview de Karine Le Marchand cache un buzz.

 

Peuleux : Quelle est la personnalité que tu n'as pas encore réveillé et dont tu rêves ?

Laurent Argelier : Johnny Hallyday ! Il y a deux ans, j'aurais dit Patrick Bruel. Aujourd'hui, certains, comme Patrick Bruel ou Pascal Obispo, hésitent un peu à me répondre parce qu'ils savent qu'il y a toujours la petite question futile qui peut faire un buzz. Mais c'est intéressant de les faire tomber de leur piédestal pour les humaniser un peu. Donc oui, aujourd'hui je rêve de Johnny Hallyday. Ça a failli se faire il n'y a pas longtemps mais je ne désespère pas…

Peuleux : Quelle personnalité décédée aurais-tu aimé réveiller ?

Laurent Argelier : Dans la chanson, Dalida ou Claude François. Dans les politiques, Charles de Gaulle ou François Mitterrand. En somme des personnes qui sont inscrites dans l'Histoire. Dans les "vivants" inscrits dans l'Histoire, j'ai eu la chance de rencontrer Charles Aznavour ou Nicolas Sarkozy.

Peuleux : Es-tu le futur Paul Wermus ?

Laurent Argelier : Oui ! (rires) C'est quelqu'un que je respecte profondément mais qui a son caractère. Moi, je suis plutôt un gentil impertinent.

 

Le déménagement à Paris : un rêve professionnel et une aventure humaine

 

Depuis son arrivée dans la matinale de MFM Radio, la place de Laurent Argelier a évolué. Le chroniqueur people est progressivement coanimateur du prime time de la radio, tout en conservant sa casquette "people". "Le PDG du groupe est venu me chercher. J'ai longtemps refusé… puis j'ai finalement accepté". Dans la matinale, Laurent Argelier a un côté sniper "mais il faut s'adapter à l'auditoire qui est assez féminin, très adulte. Je dois donc me brider pour ne pas aller trop loin mais en assumant toujours ce que je dis. Il faut toujours respecter les auditeurs, ce sont eux les directeurs d'antenne. Je suis les consignes de Nicolas Petit qui est le patron de la matinale tout en restant ce que je suis".

En plus de son interview people, "Le réveil des stars", Laurent Argelier assure plusieurs chroniques tout au long de l'émission et interagit avec Nicolas Petit et Audrey Chauveau.

 

Depuis la rentrée 2014, MFM Radio a (re)déménagé à Paris. Laurent Argelier ayant accepté de vivre cette aventure, il a dû quitter la capitale des Gaules pour la capitale de la France.

"Je suis très attaché à Lyon, c'est une ville que j'adore, c'est une grande ville à l'échelle humaine qui est aussi un grand village. A Lyon, je connais tout le monde dans tous les milieux (politique, sports, économie, showbizz) depuis quelques années. J'ai beaucoup réfléchi mais il y avait un désir profond de venir à Paris. Si j'ai suivi, c'est pour vivre cette aventure avec Julien Frigona, directeur général de MFM Radio, et Nicolas Petit. Quand Julien Frigona a décidé de quitter la direction générale de l'ensemble des radios d'Espace Group pour ne se consacrer qu'à MFM Radio et qu'il m'a demandé d'être de venir avec lui et Nicolas Petit, j'ai eu envie de vivre cette aventure avec lui. En plus, j'avais la confiance du PDG Christophe Mahé. C'est une décision humaine ! L'humain, c'est ma force et ma faiblesse. Je ne sais pas faire semblant. Je suis dépourvu des deux fondements du milieu du showbizz : la médisance et la méchanceté voire l'hypocrisie. Après, je n'ai pas que des qualités, je suis très impulsif, faut pas me faire chier !"

 

Peuleux : La vie parisienne est-elle plus propice aux rencontres pour le chroniqueur people que tu es ?

Laurent Argelier : C'est puissance mille ! Tu rencontres tout le monde, tu as l'embarras du choix. Tu peux faire plein de relations publiques (repas, soirées…) pour ta chronique mais aussi pour la radio. Au-delà des contacts pour mon interview, je fais aussi la promotion de la radio.

Depuis qu'il est parisien, Laurent peut aller à plein d'avant premières, à des concerts, des soirées et dispose d'accès backstage pour rencontrer les artistes. "Je vis un rêve de jeune adulte qui monte à Paris et qui vit le showbizz dans son aspect famille le plus noble. Pour l'instant je suis à Paris et cela durera le temps que ça doit durer !"

 



LE 8 A LA SUITE D'HISTOIRE(S) RADIOPHONIQUE(S)

 

Les voix ou les émissions de radio qui ont marqué son enfance ?

J'ai toujours adoré Franck Ferrand sur Europe 1, aujourd'hui encore. Je m'endormais en écoutant la programmation musicale très pop rock et la voix si particulière de Georges Lang sur RTL. En fait, plus jeune j'étais très branché musique classique et jazz, musique sacrée et négrospiritual.

 

La plus belle rencontre radiophonique ?

Les belles rencontres se sont celles avec des personnes dont je suis fan même si je n'ai jamais vraiment été fan de personnes. Lara Fabian dont certaines chanson sont associées à des moments forts de ma vie. Patrick Bruel avec des chansons marquantes dans ma vie. J'ai une affection particulière pour Amel Bent qui est pour moi l'une des plus belles voix actuelles de la chanson française et qui n'a pas la place qu'elle mérite.

 

La pire rencontre radiophonique ?

Ça reste Mélanie Thierry. D'ailleurs, je n'ai jamais diffusé son interview ce qui est frustrant après 2 à 3 heures de travail. Je ne la referais jamais.

 

Le plus beau souvenir en radio ?

Dans une interview, quand tu sens qu'il y a une émotion qui passe. Pour certains artistes, l'interview est une sorte de psychanalyse ! Hélène Ségara a les larmes qui arrivent facilement au bord des yeux, c'est très touchant. Julie Zenatti est très réservée et très timide, c'est comme une petite fille que tu as envie de protéger, très touchante aussi. Benjamin Biolay que tu peux trouver plus séduisant et plus beau à la fin de l'entretien par sa voix, ses propos et sa personnalité.

 

Le pire souvenir en radio?

Sur Hit & Sports, j'ai couvert les élections municipales en 2008 avec des interviewes politiques depuis une brasserie lyonnaise. J'ai interviewé toutes les têtes de liste dans tous les arrondissements. Nous avions un Codec (un matériel qui permet de brancher le téléphone pour donner un son comme en studio) qui marchait de travers. J'étais obligé de tenir à la main le fil d'alimentation qui s'était dessoudé tout en faisant l'interview en direct.

En parallèle, j'ai eu un accident de vélo avec fracture de la cheville. C'était un samedi et les interviewes politiques débutaient le lundi. Je devais me faire opérer pour poser 3 vis. Si je me faisais endormir, il fallait que je reste en observation 3 à 4 jours. J'ai donc demandé une anesthésie partielle, juste la jambe, pour pouvoir être à l'antenne le lundi matin. Je souffrais ! Je me souviendrais toujours de l'interview de Dominique Perben, ministre de la Justice à l'époque, que j'ai interrogé avec mon pied posé sur la table du restaurant. C'était cocasse mais un bon souvenir douloureux !

 

Quand tu n'es pas à la radio, écoutes-tu la radio ?

J'écoute principalement des généralistes. J'adorais "les Grosses têtes" de Philippe Bouvard. J'ai boudé un temps celles de Laurent Ruquier (qui ne me passionne pas en radio alors que je l'adore en télévision) mais maintenant, je le trouve formidable. Je reste aussi fidèle à Franck Ferrand sur Europe 1. J'aime bien les interviewes de Nikos Aliagas sur Europe 1. Je suis aussi Bernard Montiel que je trouve très bon et qui ne se force pas pour le faire. J'aime bien aussi Marc-Olivier Fogiel sur RTL.

 

Quand tu sors de la radio, que fais-tu ?

En fait, je sors deux fois du travail car je travaille à la radio en deux fois. Le matin, après la matinale je repars chez moi vers 10h30 pour travailler mon interview du lendemain. 2 fois sur 5, je tente une sieste de 10 à 20 minutes pour me requinquer. Je reviens l'après-midi pour prendre des contacts, appeler des attachés de presse. Je suis très libre de gérer mon temps hormis le matin où il faut être là à 5h35. Il faut savoir qu'une interview peut demander de 4 à 5 heures de travail tout compris.

Peuleux : Et le soir ?

Laurent Argelier : Je ne m'endors bien qu'à partir de 22h45-23h30 et je me réveille à 4h45. Avec ce rythme, il faut être réglé comme un sportif de haut niveau ! Avec la matinale, mon drame de chroniqueur people, c'est que je ne suis pas si disponible que cela pour aller dans des soirées serrer des mains, prendre des numéros de téléphone, planifier des rendez-vous : à 21h30, il faut que je parte !

 

Et dans 5 ans ?

Dans 6 ans, j'aurais répondu de la politique. J'adorerai me lancer en politique dans cette belle ville de Lyon : le Conseil municipal, des responsabilités, le poste de Maire de Lyon. Gérard Colon, si tu m'entends, sache que je t'aime beaucoup ! Avec ou sans toi, c'est moi ta relève (rires). Je suis très attaché à Lyon, j'ai envie de lui être utile. J'ai aussi l'envie de créer une structure de coaching, de médiatraining pour les politiques, les chefs d'entreprise, etc… On me l'a déjà proposé mais me trouvais trop jeune. Maintenant, je peux raconter une histoire. Dans mes rêves les plus fous, je rêve de jouer la comédie mais au théâtre.

Peuleux : Et la télévision ?

Laurent Argelier : Oui, c'est un peu un objectif. J'envisage mon retour sur une petite chaine comme chroniqueur people.

Peuleux : Et la radio ?

Laurent Argelier : La radio toujours même si je ne sais pas ce dont sera fait la saison prochaine. Dans ce milieu tu peux te faire virer même si tu es bon !

Peuleux : Rêves-tu d'avoir ta propre émission ?

Laurent Argelier : Je suis spécialisé dans les peoples donc ce serait plutôt une émission de confidence un peu à la Mireille Dumas. Mais ça ne pourrait pas être sur MFM Radio. J'aimerai bien mais je suis fidèle dans le travail avec les gens qui me désirent. Pourtant, j'ai reçu de lourds appels du pied d'une très grosse radio, des appels insistants dont même la Direction a entendu parler. Je suis affectif et je suis bien ici. J'ai conscience de ce que je vis, de ce que je suis et surtout de ce que je ne suis pas donc je ne me la pète pas. Je sais que les choses ne dureront pas mais ce sera probablement pour un nouveau départ donc restons positif.

Remerciements : Un grand merci à Laurent Argelier pour sa gentillesse, sa franchise et son éternel sourire. | Crédits photos : MFM Radio, Peuleux, Radio Espace

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dernière mise à jour de cette fiche le 28/02/2015


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