Peuleux | Le monde de Spirou et Fantasio

1865 :
la préhistoire

1921 : les 1ères radios

1939 : dans la tourmante

1950 :
les périphériques

1963 : le retour des publiques

1969 : début des
radios pirates

1981 : révolution des radios libres

2003 : la relance bande AM

2009 : en route
vers la RNT

 1939 : LES RADIOS DANS LA TOURMANTE

Quand les radios se tuent pour laisser place à la propagande...


Logo de Radio Paris pendant la guerre

 


Le général de Gaulle
sur la BBC depuis Londres

En 1939, les états trouvent dans les radios une nouvelle arme de guerre, une arme psychologique. En France, les radios étatiques et privées tentent de s'organiser face à la propagande des radios allemandes et plus particulièrement contre la très puissante Radio Stuttgart. La propagande devient le thème central des programmes. Mais la radio reste le moyen d'information le plus efficace pour suivre l'évolution de la situation internationale tendue. Ainsi lorsque la France entre en guerre, la radio reste le seul moyen pour suivre le conflit heure par heure. Les radios françaises font le choix de saborder leurs émetteurs avant l'arrivée des troupes allemandes même si celles-ci les remettent très vite en service pour les besoins de leur propagande.

Durant la guerre, peu de radios émettent encore. Dans la zone occupée, les français peuvent écouter Radio Paris. Si le programme est plus élaboré et divertissant qu'avant la guerre, la radio est sous le contrôle des allemands et des collaborateurs qui l'utilisent pour leur propagande. De cette situation est d'ailleurs née la célèbre ritournelle "Radio Paris ment, Radio Paris est allemand".

Dans la zone libre, les français peuvent écouter la Radio de Vichy sous le contrôle total du Gouvernement de Pétain ou le programme unique diffusé sur l'ensemble des émetteurs privés par la Fédération française de radiodiffusion et subventionnée par Vichy. Les programmes sont sans grande qualité étant donné le manque de moyens.

Alors que Radio Luxembourg s'est tue juste avant l'invasion du Grand-Duché et que la jeune Radio Andorre ne propose plus que des émissions musicales ou avec un contenu neutre, les français écoutent clandestinement la BBC qui depuis Londres échappe à la propagande nazie et à celle de Vichy proposant chaque jour, le célèbre "les français parlent aux français" qui deviendra vite un moyen de communication pour la Résistance avec ses annonces personnelles.

En 1942, les allemands, les italiens et le gouvernement de Vichy créent Radio Monte-Carlo.

En 1944, à la libération la majeure partie des émetteurs des radios étatiques comme des radios privée est détruite. Pendant quelques mois, de nombreuses radios libres issues de la Résistance verront le jour dans la confusion.

Le 20 novembre 1944, le Gouvernement provisoire réquisitionne tous les postes privés et instaure un monopole exclusif d'Etat.

Le 23 mars 1945, une ordonnance confirme le monopole d'État sur les stations de radio. Les radios privées disparaissent du sol français pour une période de près de 40 ans.

A la sortie de la guerre, les français peuvent écouter le Programme national et le Programme parisien gérés par l'Etat, les stations périphériques comme Radio Luxembourg, Radio Andorre  et Radio Monte-Carlo (ces deux dernières n'étant audibles que dans le sud de l'Hexagogne) ou bien capter les programmes en français de la BBC et de Radio Moscou.

Le 16 février 1947, la première radio publique d'État d'après-guerre commence à émettre sur la région parisienne. Elle est nommée Paris Inter (elle sera baptisée plus tard France 1 puis RTF Inter). Pour débuter, elle utilise un poste émetteur laissé par l'armée américaine en attendant de pouvoir réparer le réseau détruit par les combats.

A la fin des années 1940, les radios périphériques rencontrent un grand succès avec un programme distrayant (assez proche de celui des radios françaises juste avant la guerre) et plus populaire que celui de Paris Inter.


Pour aller plus loin...

Radio Luxembourg
   


Lexique radiophonique
       
dernière mise à jour de la page : 10/10/2017